Noyelles-sous-Lens à travers le temps...
Située aux abords de Lens, la commune s’étend sur 362 hectares,
lesquels sont partagés entre la cité, la zone d’activité, les champs et
les nombreux espaces verts dont profitent les Noyellois chaque jour.
De plus, le passage du canal de "La Souchez" offre une végétation dense
et un aspect marécageux ou abondent les étangs de pêches.
Au dernier recensement, on dénombre 7079 Noyellois. Mais ils ne furent pas
toujours aussi nombreux, il y eu d’abord 512 âmes en 1804, 1057 en
1886, 6212 en 1926 et jusqu’à 9834 habitants en 1968. Les résultats officiels du recensement de 2007 (bientôt disponibles) devraient faire apparaître un légère baisse, sans doute aux alentours de 7000 habitants.
Aux Origines de Noyelles-sous-lens.
Aussi loin que l’on puisse remonter, Noyelles formait déjà un village
en 966. A travers les âges, on lui donna les noms de Niaule (1070),
Nigella juxta Lens (1170), Noella juxta Betricourt (1180), Noella
(1189), Noyelle (1416), Noyelles sous lens (1515) et enfin
Noyelles-sous-lens adopté à titre définitif.
Bien qu’il ne reste aujourd’hui aucune trace d’antiques
civilisations, il fût retrouvé sur notre sol en 1810 des fragments de
grosses tuiles romaines qui nous informent de l’existence de
constructions d’une époque lointaine. On signala également la
découverte de nombreuses pièces de monnaie du Haut et du Bas-Empire.
Noyelles-sous-lens fût le berceau d’une famille
illustre qui semble être issue d’une branche cadette des anciens
châtelains de Lens. C’est ce qui expliquerait les armoiries de la
ville, "Ecartelé d’or et de gueules" et ses points communs avec celles
de la ville de Lens ("Ecartelé d’or et de sable").
Un Château-Fort.
En l’An 1200, Michel D’Hulluch hérita de la terre de Noyelles et en
prit le nom qu’il transmit à ses descendants qui l’ont possédé pendant
plus de cinq siècles. C’est à cette époque qu’on note les premières
traces écrites de l’existence d’un château fort (Donjon, habitations,
dépendances, le tout entouré de larges fossés et d’un pont-levis...).
Mais, ne recevant que très rarement la visite de ses seigneurs, le
château tombât en ruines puis l’emplacement et les matériaux furent
finalement revendus à un fermier du domaine. Il ne reste aujourd’hui
aucune trace de ce château fort.
Première guerre Mondiale.
Pendant la première guerre Mondiale, Noyelles-sous-lens fût l’une des
villes les plus touchées car elle était à la limite du front (les
canons ne pouvaient pas tirer plus loin).
La Ville fût entièrement détruite, on raconte que ce sont les briques
de l’église qui servirent à reconstruire le centre de Noyelles.
Après la guerre, la vie était rude, les enfants
nettoyaient les champs des morceaux d’obus, de nombreuses familles
vivaient dans des logements provisoires, des baraquements. On procéda à
la reconstruction de la cité, trois briqueteries vinrent s’installer,
elles employaient des Belges car ils possédaient un savoir faire
imbattable dans ce genre de travail. C’est l’entreprise BULTEZ qui
s’occupait de la réparation des routes.
Noyelles-sous-lens et la Mine.
Comme pratiquement chaque ville du bassin minier, Noyelles-sous-lens a
vécu durant de nombreuses années à l’unisson avec la mine. La Fosse 23
de Noyelles s’ouvrit en 1928, mais ce fut probablement une erreur. En
effet, de nombreux puits aux alentours exploitaient déjà le sol
Noyellois, la fosse 2 à Billy-Montigny, la fosse 3 à Méricourt (là où
il y eut la terrible catastrophe des mines de Courrières le 10 mars
1906), la fosse 4 puis la fosse 5 à Sallaumines. C’est sans doute pour
cela que la fosse 23 fut l’un des premiers puits à fermer en 1950.
Aujourd’hui, il ne reste plus que les terrils et quelques bâtiments
pour témoigner de cette époque.